Quoi de neuf dans le traitement du VHC de génotype 2

Le génotype 2 (VHC-2) représente 8% des patients atteints par l'hépatite C chronique en Europe (9,3% en France). En raison de la réponse favorable au traitement à l'interféron, ce groupe est considéré comme un génotype « facile à traiter », ainsi que le VHC-3.

Toutefois, les données expérimentales et cliniques suggèrent des différences possibles entre VHC-2 et -3. Récemment, des différences subtiles dans l'efficacité du traitement ont également été démontrées dans des études de traitement guidé par la réponse (la durée de la bithérapie à l'interféron pégylé/ribavirine (PEG-IFN/RBV) est adaptée en fonction de la réponse au traitement). Les taux de réponse virologique soutenue (RVS) sont comparables entre les patients VHC-2 et VHC-3 après une réponse virologique rapide (RVR), alors qu'en l'absence de RVR, les taux sont plus bas chez les patients VHC-3 que chez ceux VHC-2. Les nouvelles trithérapies, y compris avec les antiviraux à action directe, pourraient augmenter les taux de SVR chez ce sous-groupe particulier de patients.Selon les résultats actuels, telaprevir (Vertex) pourrait être bénéfique pour les patients VHC-2 mais pas VHC-3. PSI-7977 (Pharmasset), un inhibiteur de polymérase, a montré une activité contre les deux génotypes.

Le rôle du polymorphisme IL28B (SNP rs12979860) comme un prédicteur de réponse à la norme actuelle de soins (interféron pégylé/ribavirine) fait l'objet de débat, mais il semble essentiellement être à cause de la faible taille des échantillons dans les études réalisées. Les résultats actuels suggèrent que l'évaluation génétique du polymorphisme de l’IL28B pourrait être un prédicteur utile chez les patients atteints du VHC-2 pour prédire la réponse chez les patients sans RVR.

Du fait du taux de réponse favorable très élevé et la possibilité de raccourcir la durée du traitement chez presque tous les patients qui obtiennent une RVR en l'absence de cirrhose, le traitement du VHC-2 par bithérapie standard PEG-IFN/RBV peut être continué. En l'absence de RVR, l'EASL (European Association for the Study of Liver Disease) conseille 24 ou 48 semaines de traitement selon que la charge virale (ARN du VHC) du patient est négative ou qu'une baisse de l'ARN du VHC supérieure à 2 log10 à la semaine 12 est observée, respectivement.

Les antiviraux à action directe potentiellement actifs contre le VHC-2 devraient être explorés pour augmenter le taux de réponse soutenue dans le sous-groupe de patients sans RVR dont les taux de RVS restent insatisfaisants avec la bithérapie PEG-IFN/RBV.

 

Source : Mangia, A. and Mottola, L. (2012), What's new in HCV genotype 2 treatment. Liver International, 32: 135–140. doi: 10.1111/j.1478-3231.2011.02710.x

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